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Le retour triomphant des hirondelles au château d'eau de Nassogne

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Sur la tour du château d'eau de Nassogne, en bordure de l'étang des Goffes, les hirondelles de fenêtre ont fait un retour spectaculaire. Il y a sept ou huit ans, la commune n'en accueillait plus aucune. Aujourd'hui, la colonie foisonne, une réussite que Thierry Gridlet, de Natagora Famenne et Nassogne, attribue à une mobilisation collective.

Tout est parti d'une proposition d'Éric Heymans, bagueur pour l'Institut royal des Sciences naturelles de Belgique. Trente nichoirs doubles, financés par le Plan communal de développement de la nature (PCDN), ont été installés par un ardoisier local, complétés par la diffusion de cris de l'espèce pour attirer d'éventuels occupants. Une semaine plus tard, un premier couple s'installait déjà ; la même année, sept couples avaient élu domicile sur le bâtiment, orné de fresques représentant la nature.

Au fil des ans, le nombre de nichoirs est passé de 30 à 50, soit 100 nids artificiels au total. « À ce jour, au moins soixante-cinq nids sont occupés. Sachant que chaque couple réalise un, deux, voire trois nichées comprenant en moyenne quatre jeunes à l'envol, on imagine qu'au moins cinq cents jeunes ont vu leur carnet de naissance estampillé Nassogne cette année », se réjouit Thierry Gridlet.

Ces hirondelles continuent aussi à bâtir des nids naturels lorsqu'elles trouvent de la boue à proximité, une ressource de plus en plus rare. Il arrive aussi que des moineaux domestiques squattent ces nids naturels, l'ouverture des nichoirs préfabriqués étant trop étroite pour eux.

Thierry Gridlet conclut : « Quand l'être humain accepte d'accueillir la nature, celle-ci est rarement sourde à son appel. Puisse cette belle histoire donner des idées à d'autres pour rendre la planète la plus accueillante possible à la biodiversité de proximité, nécessaire à notre vie d'humains et à tous nos voisins de planète. »


Source : L'Avenir du Luxembourg, édition du 31 juillet 2026, article de Benoît Gueuning — lire l'article original


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