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Le Blog de Nassogne - Page 3

  • Mathieu Bily, le Cawet qui conquiert le monde des oiseaux de concours

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    Il a grandi rue du Vivier à Nassogne, et c'est là que tout a commencé. À l'âge de 12 ans, son voisin Jean-François Servais lui transmet le virus des oiseaux. La vie suit son cours — les bals, les sorties, la jeunesse — et la passion s'endort quelques années. Mais elle ne disparaît jamais vraiment.

    Mathieu Bily est né le 23 août 1978 à Namur, d'une maman originaire de Forrières et d'un papa de Nassogne. Aujourd'hui établi à Lesterny, ce Cawet de cœur est devenu l'un des éleveurs et juges de perruches ondulées les plus reconnus au monde — et son parcours force le respect.

    Un retour aux sources… et la compétition

    8e4ac8c3-ff11-4963-980e-394f94387fc1.jpgAprès une longue pause, il revient à sa passion d'enfance et se lance dans la compétition. Il élève des perruches ondulées du standard anglais — une race originaire d'Australie, développée et standardisée par les Britanniques — et va chercher ses meilleurs sujets à l'étranger et chez les meilleurs amateurs flamands.

    Les résultats ne tardent pas. En janvier 2008, il remporte la médaille d'or en individuel à Hasselt et reçoit la distinction "Best kopple van de show". En 2011, il décroche le titre de champion du monde à Tours, en France, en individuel. Puis en janvier 2013, il est à nouveau sacré champion du monde à Hasselt, cette fois en stam — une épreuve par équipe de quatre oiseaux de même couleur, même sexe et même année.

    Juillet 2025 : le Mondial WBO en France, et un double triomphe

    Le mois de juillet 2025 restera une date marquante dans l'histoire de la perruche ondulée de concours. Pour la première fois, le 11ᵉ Championnat du Monde WBO (World Budgerigar Organisation) se tenait en France, à l'Espace Belle Époque de Breitenbach-Haut-Rhin, les 5 et 6 juillet 2025, avec quelque 900 oiseaux réunis pour l'occasion.

    C'est dans ce cadre exceptionnel que Mathieu Bily réalise l'exploit : Best in Show et Best Opposite Sex in Show dans la catégorie spécialisée de sa race, au niveau mondial. Un doublé rarissime, fruit de décennies de sélection rigoureuse et d'une passion intacte.

    Juge international WBO : les routes d'Europe comme terrain de jeu

    baa0f216-55f8-43c1-9e68-bf06290b0e57.jpgParallèlement à ses succès en tant qu'éleveur, Mathieu s'est bâti une solide réputation comme juge international WBO — un titre qui s'obtient au terme d'un parcours exigeant. Pour figurer sur le Panneau des Juges Internationaux de la WBO, un juge doit être un éleveur et exposant champion en activité dans son pays, justifier d'au moins cinq ans de pratique comme juge qualifié au niveau national, puis obtenir la validation de sa fédération nationale qui transmet sa candidature au secrétariat mondial. Les pays membres sont ensuite invités à faire appel à ces juges pour leurs concours nationaux, ce qui en fait des personnalités sollicitées aux quatre coins du globe.

    Mathieu fait aujourd'hui pleinement partie de ce cercle très sélect, et son agenda en témoigne. En septembre 2025 seulement, il enchaîne trois missions à l'étranger en moins de trois semaines. Le 6 septembre, il inaugure sa saison à Brno, en République tchèque, où il inspecte près de 550 oiseaux d'une qualité qu'il qualifie lui-même d'exceptionnelle. Le 14 septembre, nouveau déplacement pour le club ZEWA en Suisse — le show se déroulant dans la Principauté du Liechtenstein, au pied des montagnes, avec quelque 200 oiseaux au programme. Enfin, le week-end du 20-22 septembre, il clôture sa saison de jugement en beauté au Championnat national du Danemark, aux côtés de juges internationaux venus de Belgique, d'Allemagne et du Danemark. Plus de 2 000 kilomètres parcourus pour ce seul dernier week-end.

    Trois pays, trois ambiances, des milliers de kilomètres — et toujours ce même fil conducteur : la passion partagée, la convivialité et le respect du travail des éleveurs.

    Janvier 2026 : le Mondial COM à deux pas de chez lui

    a754b6d3-4438-4b09-b46d-045c734ba1f6.jpgQuelques mois plus tard, c'est un événement d'une tout autre ampleur encore qui accueille Mathieu, et cette fois à quelques kilomètres de ses racines. La Belgique accueille le 73ᵉ Championnat du Monde de la Confédération Ornithologique Mondiale (COM) au WEX de Marche-en-Famenne, du 9 au 18 janvier 2026. Plus de 20 000 oiseaux en provenance du monde entier, répartis dans cinq pavillons, et quelque 2 100 éleveurs européens — le plus grand événement ornithologique de la planète, en plein cœur des Ardennes belges.

    Mathieu s'y distingue de belle manière : 9 médailles d'or, 2 d'argent et 2 de bronze, toutes races confondues. Un palmarès éloquent qui confirme que la lignée née à Lesterny compte parmi les meilleures au monde.

    La lignée de Lesterny aux quatre coins du monde

    Derrière tous ces titres se cache un travail de sélection patient et méthodique mené depuis la volière de Lesterny, dans notre commune de Nassogne. Les oiseaux issus de cette lignée ardennaise ont aujourd'hui essaimé sur tous les continents, portant les couleurs de notre région bien au-delà de ses frontières. Un élevage local rayonnant à l'échelle mondiale — voilà le vrai exploit.

    Un hobby, mais pas seulement

    018de91e-d03f-443c-91cf-a7dcba3bf554.jpgMathieu dit lui-même que tout cela reste un hobby — une demi-heure par jour, deux heures le samedi, un samedi complet par mois consacré à ses oiseaux. Il maintient en permanence une vingtaine de couples et entame chaque saison avec une quarantaine de femelles. Mais quand ce "hobby" vous emmène juger en Tchéquie, au Liechtenstein et au Danemark en septembre, vous vaut un double titre mondial en juillet, et vous place parmi les meilleurs juges internationaux reconnus par la WBO, on peut se permettre de sourire à la modestie.

    Du Vivier de Nassogne à Breitenbach-Haut-Rhin, de Lesterny au WEX de Marche-en-Famenne et jusqu'aux cinq continents : Mathieu Bily a relevé son challenge. Et il l'a fait à sa manière — avec passion, rigueur et la discrétion bien connue des Cawets.

  • Excursion à Charleville-Mézières avec l'UTA de Saint-Hubert

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    Vendredi 17 avril 2026


    Charleville-Mézières, surprenante et vivante, médiévale et poétique — c'est ainsi que le programme de l'UTA Centre Luxembourg de Saint-Hubert nous présentait la destination de cette journée d'excursion du vendredi 17 avril 2026. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que la ville a tenu toutes ses promesses ! Entre visite guidée du cœur historique, découverte du fascinant Musée de l'Ardenne, repas gastronomique typiquement ardennais et visite d'une cidrerie familiale, cette journée riche en découvertes restera longtemps gravée dans nos mémoires.

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  • Une page Facebook pour la descendance de Jean Wilkin (1750-1798)

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    Ceux qui me connaissent savent que la généalogie est l'une de mes grandes passions. Depuis de nombreuses années, je fouille les archives, consulte les actes d'état civil, remonte les branches familiales et reconstitue patiemment des arbres généalogiques liés à notre belle région de Nassogne et de la province de Luxembourg. Aujourd'hui, je franchis un nouveau pas en créant une page Facebook dédiée à la descendance de Jean Wilkin, un ancêtre né en 1750 dont je suis moi-même issu par la branche Wilkin-Evrard de Nassogne.

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  • Le monument aux morts de Nassogne et son histoire retrouvée (Mise à jour)

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    Tout est parti d'une carte postale ancienne, trouvée par hasard. Au dos, une écriture soignée, datée de l'été 1920, adressée à Mademoiselle Marie de Marneffe, 19 Avenue Paule, à Woluwé-Saint-Pierre, Bruxelles. L'expéditrice écrit à celle qu'elle appelle "ma bien chère Marraine" :

    « Le monument ici est placé et fait assez bel effet. On l'inaugure le 5 et à cette occasion viennent Simone, Germaine et Magdeleine. On va faire à Nassogne des fêtes resplendissantes... »

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    Mais la carte dit encore autre chose. Au recto, une photo de Masbourg en hiver — la Masblette gelée, des arbres dénudés, un paysage mélancolique. Et sur la photo même, une écriture serrée qui déborde sur le ciel blanc :

    « Dommage qu'il fasse si froid. Le paysage ci-joint est une expression assez exacte de ce que j'éprouve ces jours-ci. Tout paysage est un état d'âme, a dit je ne sais plus qui... Aussi je suis ensuite moralement et physiquement endolorie... »

    En bas à gauche de la photo, une signature discrète : Mercedes. C'est ainsi que nous savons avec certitude que l'expéditrice de cette carte n'est autre que Mercédès Legrand elle-même — la sculptrice du monument dont elle parle, qui écrit à sa tante et marraine quelques semaines avant l'inauguration.

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    Cette petite carte, banale en apparence, ouvre une fenêtre sur un moment important de l'histoire de Nassogne : l'inauguration du monument aux morts, le dimanche 5 septembre 1920. Et elle nous révèle, entre les lignes, l'état d'âme d'une jeune artiste épuisée au seuil de son plus grand accomplissement.

    Une œuvre, une femme

    Ce monument n'est pas un monument comme les autres. À une époque où plus de 35.000 mémoriaux fleurissent en Belgique et en France pour honorer les morts de la Grande Guerre, celui de Nassogne se distingue par son originalité et par l'identité de son créateur.

    Car il est l'œuvre d'une femme — fait rarissime pour l'époque — Mlle Mercédès Legrand, jeune artiste belge alors âgée de 27 ans, formée à l'Académie royale des beaux-arts de Liège puis de Bruxelles. Il s'agit probablement du premier mémorial belge conçu et réalisé par une femme, et de la première représentation d'un civil confronté à la dépouille d'un soldat — une figure qui interpelle encore aujourd'hui : est-ce son époux ? Son fiancé ? Son frère ?

    Le lien de Mercédès avec Nassogne n'est pas le fruit du hasard. Sa famille paternelle est profondément enracinée dans la région : son grand-père, Alexis François Joseph Legrand, était nassognard, et plusieurs de ses oncles y ont vécu et sont enterrés. C'est ce lien familial qui valut à la jeune sculptrice la commande de ce monument.

    Qui était Mercédès Legrand ?

    Née le 14 juillet 1893 à Horcajo de los Montes, en Espagne — où son père Louis Charles Antoine Legrand, ingénieur liégeois, travaillait dans les mines — Mercédès grandit à Liège, ville d'origine de sa famille. Sa mère, Marie Louise Joséphine Léonie Fick, était fille de Mathieu François Léon Fick, greffier à la cour d'appel de Liège — une famille bourgeoise bien établie dans la ville.

    Après sa formation artistique, elle réalise ce monument pour Nassogne en 1920, sa seule œuvre sculptée connue à ce jour. Elle épousera en 1921 le peintre et critique d'art Roger Van Gindertael, donnera naissance à un fils, Jean-Michel, en 1924, puis se remariera avec Edmond Kayser, directeur du musée des Arts décoratifs de Limoges. Peintre, poétesse, journaliste, elle poursuivra une carrière artistique entre Paris, Limoges et Avignon, jusqu'à sa mort le 17 juillet 1945, emportée par les vapeurs d'acide nitrique utilisées dans la confection de ses émaux.

    Qui était Marie de Marneffe, la "Marraine" ?

    C'est là qu'intervient une découverte généalogique inattendue. Les archives nous apprennent que Mathieu François Léon Fick eut deux filles : Marie Louise — la mère de Mercédès — et Marie Henriette Joséphine Agnès Fick, née le 21 janvier 1860. Cette cadette épousa le 5 septembre 1882, à Liège, Édouard Georges Albert de Marneffe, ingénieur né à Liège en 1851. Le couple s'établit à Woluwé-Saint-Pierre, où Marie Henriette vécut sous le nom de Marie de Marneffe.

    La destinataire de la carte était donc tout simplement la tante maternelle de Mercédès — la sœur cadette de sa mère. Et dans les familles bourgeoises belges de l'époque, il était tout naturel qu'une tante proche endosse le rôle de marraine de baptême, lien affectif qui perdurait toute une vie sous le tendre titre de "Marraine".

    C'est donc à sa tante et marraine que Mercédès confie, en ce début d'été 1920, ses doutes, sa fatigue, et sa fierté discrète. Elle sait que l'inauguration approche. Elle sait que son œuvre va bientôt être dévoilée devant tout le village. Et c'est vers cette femme-là qu'elle se tourne — celle qui est de la famille, celle qui comprend.

    La journée du 5 septembre 1920

    L'Avenir du Luxembourg du 10 septembre 1920 nous en a conservé le récit détaillé. Grande-messe à 9h30, Te Deum, banquet à la maison communale, toasts patriotiques, chars allégoriques, arcs de triomphe et guirlandes aux fenêtres — malgré la pluie, Nassogne avait revêtu ses plus beaux atours.

    À 15 heures, la foule se massa autour du monument. M. Lonchay, au nom du conseil communal, évoqua les noms des victimes de Nassogne — Fernand Mawet, Léon Piérard, Aimé Regnier, Léonce Bernier, René Piérard, Edmond Piérard — avant de saluer l'artiste :

    « L'orateur remercia en saluant l'artiste qui a conçu le projet du monument, Mlle Mercédès Legrand, dont la famille est originaire de Nassogne, et en dégageant le symbolisme de cette œuvre impressionnante. »

    Le capitaine Louviaux conclut par ces mots qui résonnent encore : « Puisse ce monument rester pour tous un avertissement et le sacrifice qu'il commémore un enseignement. Belges, n'oublions pas ! »

    Une carte, une histoire, une mémoire

    Il suffit parfois d'une carte postale oubliée pour rouvrir les pages de l'histoire. Celle adressée à Marie de Marneffe en 1920 nous a conduits jusqu'aux registres paroissiaux d'Espagne, aux archives de Liège, aux actes de naissance de Nassogne — et finalement jusqu'à cette jeune femme de 27 ans, debout sous la pluie ce 5 septembre 1920, qui voyait son œuvre inaugurée devant toute la population de Nassogne réunie pour honorer ses morts.

    Une vie entière d'art et de création — et pourtant, c'est à Nassogne, dans ce petit village des Ardennes où résidait sa famille, qu'elle a laissé sa seule trace sculptée, visible encore aujourd'hui sur la Place Communale, au croisement de la Rue de Lahaut et de la Rue de Marche.

    Belges, n'oublions pas.


    Sources : L'Avenir du Luxembourg, 10 septembre 1920 — Archives de l'État à Liège — Registres paroissiaux d'Horcajo de los Montes (FamilySearch) — nassogne.marche.be — Geneanet (arbre geneahuy) — Wikipedia.

  • Une conférence à Grune sur « le budget de l’Arizona »

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    Une conférence ouverte au public se tiendra prochainement à Grune autour d’un sujet d’actualité : « Le budget de l’Arizona : qui perd, qui gagne ? ».

    L’événement sera animé par Frédéric Daerden, député fédéral et bourgmestre de Herstal, qui proposera une analyse de cette thématique et apportera des éléments de compréhension sur ses impacts concrets.

    Cette rencontre se veut également un moment d’échange avec le public, permettant de poser des questions et de débattre dans une ambiance conviviale.

    Informations pratiques

    • Date : mercredi 8 avril 2026
    • Heure : 19h00
    • Lieu : Salle Saint-Pierre, rue du Centre 11 à 6950 Grune

    La conférence sera suivie d’un moment plus informel autour d’un verre, l’occasion de poursuivre les discussions.

    Une initiative portée par l’USC Nassogne, en collaboration avec la Fédération du Parti Socialiste de la Province de Luxembourg.