Clicky

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le Blog de Nassogne - Page 4

  • Le Maitrank d'un vieil Arlonais : une recette retrouvée

    Pin it!

    22cbc11c-262c-460a-ab44-619b00cb955f.png

    Il y a des recettes qui méritent d'être sauvées de l'oubli. Celle-ci nous vient d'un Arlonais aujourd'hui disparu, transmise de la main à la main, sur un bout de papier griffonné comme on les aimait autrefois. Avant de la livrer telle qu'elle a été reçue, un petit détour par l'histoire de cette boisson emblématique du Pays d'Arlon s'impose.

    Qu'est-ce que le Maitrank ?

    Le Maitrank, qui signifie littéralement « boisson de mai » en patois arlonais, est un vin aromatisé saisonnier obtenu par la macération d'aspérule odorante dans du vin blanc de la Moselle luxembourgeoise. On y ajoute du sucre, des oranges en tranches et un peu d'alcool fort, traditionnellement du cognac. C'est l'apéritif emblématique d'Arlon et du sud de la province de Luxembourg.

    L'aspérule odorante (Galium odoratum), qu'on appelle aussi « reine des bois » ou « faux muguet », est une petite plante d'une quinzaine de centimètres qui pousse dans les hêtraies autour d'Arlon. Elle se cueille impérativement avant sa floraison, fin avril, car c'est à ce moment qu'elle libère le mieux ses arômes en macération.

    Lire la suite

  • La Magnifique 2026 : la grande randonnée cyclo de Rochefort traverse la commune de Nassogne ce samedi 25 avril

    Pin it!

    0da35d15-751a-42e4-a2d1-e450841044a1.png

    Si des flèches au format « Tour de France » fleurissent ces jours-ci aux carrefours d'Ambly, de Forrières, de Masbourg ou de Nassogne, ce n'est pas le fruit du hasard : la commune sera traversée ce samedi 25 avril 2026 par les cyclistes de La Magnifique, l'une des plus importantes randonnées cyclotouristiques de Wallonie.

    Une « classique » organisée par le Vélo Club Rochefort

    La Magnifique fête cette année sa 23e édition. Organisée par le Vélo Club Rochefort, cette randonnée sans classement (donc non chronométrée, non compétitive) parcourt les paysages de la Famenne et de l'Ardenne au départ du Hall Omnisports de Jemelle-Rochefort.

    L'événement attire chaque année plus de mille cyclistes, affiliés ou non à une fédération. En 2025, ils étaient 1.352 participants à s'aligner sur les cinq parcours proposés. Une affluence qui justifie pleinement le surnom de « monument » de la saison cyclotouriste belge que certains lui attribuent.

    Lire la suite

  • Élevages intensifs à Nassogne : quand le futur premier échevin ne se montrait pas du tout « réservé »

    Pin it!

    2026-04-21_181608.png

    Retour sur le 24 septembre 2024 : les mots ont été prononcés, la vidéo les a gardés

    Plusieurs d'entre vous sont revenus vers moi récemment avec la même question : que s'est-il réellement passé le 24 septembre 2024 à la Maison rurale de Nassogne ? La demande est légitime, car cette soirée, aujourd'hui quelque peu oubliée, mérite qu'on s'y attarde. Elle éclaire d'une lumière particulière les débats actuels autour du projet d'élevage intensif de 140 768 (fois 7 roulements=985.376 annuels) poulets de chair à Harsin.

    Ce soir-là, à 20 heures, toute la population nassognarde était conviée à un débat sur l'agriculture et l'alimentation dans la commune, en présence des différentes listes électorales locales. L'événement était organisé par l'un des groupes de travail de la Caravane de la Souveraineté alimentaire, une initiative citoyenne ouverte à toutes et tous. L'idée ? Revivifier la démocratie locale autour d'un thème crucial pour l'avenir de nos sociétés.

    Les organisateurs m'avaient demandé de filmer la soirée, ce que j'ai fait. Sans imaginer à l'époque à quel point ces images prendraient, quelques temps plus tard, une résonance toute particulière.

    J'ai donc repris des extraits de cette captation. On y entend la question posée à la liste ICN — celle-là même qui sortira victorieuse du scrutin suivant — sur sa position concernant les élevages intensifs. Et c'est le futur premier échevin qui répond au nom de la liste. 

    Je vous laisse juger par vous-mêmes. Une chose est certaine : ce qui est dit dans ces extraits ne peut en aucun cas être qualifié d'« avis réservé ». Les mots sont là, ils ont été prononcés devant la population, et ils sont désormais consultables par chacun.

    Et pourtant, moins de deux ans plus tard, une fois installé aux commandes de la commune, le Collège communal — dans lequel siège ce premier échevin — a choisi de n'émettre qu'un simple avis réservé sur le projet de poulailler industriel de Harsin. Pas un avis défavorable. Un avis réservé. Autrement dit, la porte laissée entrouverte.

    Entre les paroles fermes prononcées devant les électeurs en septembre 2024 et la prudence toute administrative affichée une fois le pouvoir acquis, chacun appréciera la distance parcourue. Moi, je me contente de remettre les images à disposition.

  • Balade aux sources de la Wamme avec Philippe Moës : l'eau dans le paysage

    Pin it!

    balade ph Moës.jpg

    Voilà une invitation qui devrait parler à beaucoup, surtout quand on sait à quel point la question de l'eau est devenue centrale dans nos campagnes : comment la garder quand il fait sec, comment éviter qu'elle n'inonde les lieux de vie quand il pleut trop, comment la laisser s'infiltrer tranquillement dans les sols…

    Le Groupe citoyen sur l'eau de Nassogne-Tenneville-Rochefort et Nature & Progrès invite à une balade guidée par Philippe Moës, agent au Département de la Nature et des Forêts (DNF) et photographe de nature bien connu dans la région. L'intitulé a de quoi séduire :

    Aux sources de la Wamme, l'eau dans le paysage

    Au programme

    Philippe Moës emmènera les participants à la rencontre des différents visages de l'eau dans le paysage, et plus précisément dans les tourbières, aux alentours des sources de la Wamme, au cœur du massif forestier de Saint-Hubert. Un coin que beaucoup de Nassognards connaissent de nom, mais qui mérite largement qu'on s'y arrête pour en comprendre le fonctionnement.

    Parmi les questions qui seront abordées :

    • Comment garder l'eau en période de sécheresse ?
    • Comment éviter que l'eau n'inonde nos lieux de vie lors de fortes pluies ?
    • Pourquoi et comment faciliter l'infiltration et la retenue de l'eau ?
    • À quoi servent les zones humides ?
    • Quel est le rôle du castor ?

    Autant de questions passionnantes et, disons-le, déterminantes pour l'avenir du territoire.

    Quand et où

    Deux dates sont proposées :

    • Le jeudi 7 mai, de 9h30 à 11h30
    • Le samedi 9 mai, de 13h30 à 15h30

    Lieu de rendez-vous : Parc à grumes de Wallonie, Mochamps, 6970 Tenneville.

    Bon à savoir

    La balade fait environ 5 km, avec une déclivité d'une cinquantaine de mètres. Elle est accessible aux personnes à mobilité réduite. Les bottes ne sont pas indispensables (sauf s'il pleut), mais de bonnes chaussures de marche sont recommandées.

    Infos et réservations

    murielle.degraen@natpro.be


    Cette activité est soutenue par Nature & Progrès, la Wallonie et la Fédération Wallonie-Bruxelles.

  • 140.768 poulets, 475 réclamations, et un « avis réservé » : le Collège communal de Nassogne a-t-il mesuré ce qu'il signait ?

    Pin it!

    unnamed (1).png

    Quand le Salon des Mandataires rappelle que l'inaction consciente engage la responsabilité pénale, « ni oui ni non » n'est peut-être pas l'abri que l'on croit.

    Le 16 avril 2026, au WEX de Marche-en-Famenne, se tenait le Salon Municipalia — le grand rendez-vous annuel des mandataires et décideurs locaux wallons. Au programme, une conférence dont le titre mérite d'être lu lentement : « La responsabilité pénale des mandataires locaux : quand l'inaction devient pénale ».

    L'avocat Me Alexandre Wilmotte, spécialiste du droit pénal des pouvoirs locaux, y a posé les choses avec une clarté qui ne laisse guère de place au confort : oui, un élu peut être condamné pour n'avoir rien fait. Pas pour avoir commis une faute intentionnelle. Pas pour avoir détourné des fonds. Simplement pour avoir su, pu agir, et ne pas l'avoir fait.

    Sa conclusion : « Le droit pénal des mandataires locaux a profondément changé. D'un droit de l'action, c'est devenu un droit de la réaction. »

    Le lendemain, L'Avenir du Luxembourg publiait un article sur cette conférence. En le lisant, il m'a été difficile de ne pas penser immédiatement au dossier du poulailler de Harsin — et à la décision du Collège communal de Nassogne du 9 mars 2026.

    Lisez la suite ci-après ou écoutez la vidéo en fin d'article.

    Lire la suite

  • Poulaillers à Nassogne : la vidéo qui résume tout en moins de 5 minutes

    Pin it!

    2026-04-20_151431.png

    Je sais que l'article précédent sur le projet de poulaillers industriels à Harsin était long — volontairement, parce que le dossier le méritait. Mais je comprends que tout le monde n'a pas le temps de lire plusieurs pages d'analyse.

    C'est pourquoi j'ai préparé cette courte vidéo de moins de 5 minutes qui reprend l'essentiel : le projet, les 475 réclamations citoyennes, les avis défavorables, et cette question qui reste en suspens — pourquoi le Collège Communal a-t-il rendu un simple "avis réservé" malgré tout cela ? (Merci NotebookLm)

    Si vous n'avez pas encore lu l'article complet, la vidéo est faite pour vous. Et si vous l'avez lu... elle vous permettra peut-être de le partager plus facilement autour de vous.

    Retrouvez la délibération du collège communal via ce lien : http://www.nassogne.eu/media/00/02/2537091320.pdf

    Retrouvez l'article complet en cliquant ici.

  • 140.768 poulets à Nassogne : quand le Collège Communal regarde ailleurs

    Pin it!

    cd623472-acb9-4f3a-b135-451d70971a85.png

    475 réclamations, un avis défavorable de la CCATM, des risques environnementaux majeurs... et un simple "avis réservé" en guise de réponse.

    En bref Un projet de deux poulaillers industriels (140.768 poulets de chair) est en cours d'instruction à Nassogne, à deux pas d'une zone Natura 2000 et de la réserve naturelle des Prés de la Wamme. L'enquête publique a suscité 475 réclamations citoyennes. La CCATM a rendu un avis défavorable. Le conseiller en environnement a pointé de graves lacunes dans le dossier. Un médecin a alerté sur les risques pour la santé. Pourtant, le Collège Communal — qui avait pourtant pris des engagements politiques contre tout nouvel élevage industriel — s'est contenté d'un timide "avis réservé". Ni oui, ni non. Une abstention qui interroge.

    L'article qui suit est détaillé — comme le mérite un dossier de cette importance. Prenez cinq minutes. Cela vaut la peine.

    Lire la suite