Mise à jour du 25 septembre 2026 : selon La Meuse Luxembourg, le bourgmestre de Nassogne, Marc Quirynen, a participé avec son homologue de Tenneville à la rencontre avec le Réseau Loup et a interpellé le SPW et la ministre Anne-Catherine Dalcq. Cette démarche n'avait pas été rendue publique par la Commune au moment de la rédaction de cet article. Voir : Loup : on apprend que le bourgmestre de Nassogne a lui aussi interpellé la Région
Avec 22 attaques attribuées au loup depuis 2016, la commune de Nassogne est celle qui en a subi le plus dans toute la province de Luxembourg. Ces attaques ont fait 127 victimes parmi les animaux domestiques, tués ou blessés. C'est aussi le plus lourd bilan de la province (Voir tableau en fin d'article).
Ces chiffres ne proviennent pas de la presse. Ils sont tirés du fichier officiel du Réseau Loup du Service public de Wallonie (SPW ARNE), intitulé « Biodiversité – Observations du loup en Wallonie – tableau des attaques ». Ce fichier au format CSV est publié en données ouvertes sur le portail ODWB (Open Data Wallonie-Bruxelles). La version utilisée couvre tous les signalements d'attaques transmis au Réseau Loup du 24 août 2016 au 23 septembre 2026.
Ce que disent les chiffres pour Nassogne
Sur 31 signalements d'attaques concernant la commune, le Réseau Loup a conclu :
- 21 fois à une attaque « loup certain » ;
- 1 fois à une attaque « loup non exclu » ;
- 6 dossiers sont encore en cours d'investigation ;
- 1 cas a été attribué à un chien, 1 à une autre cause, et 1 reste indéterminé.
Avec ses 127 victimes, Nassogne devance nettement les autres communes de la province. Saint-Hubert suit avec 13 attaques et 40 victimes, puis Tenneville avec 9 attaques, 26 victimes et 6 dossiers en cours. Nassogne dépasse même Jalhay (83 victimes) et Waimes (89 victimes), les communes les plus touchées de la province de Liège, au cœur des Hautes-Fagnes où le loup est installé depuis 2018.
L'année 2026 pèse lourd dans ce bilan : 20 dossiers concernant Nassogne datent de cette année, en comptant les attaques attribuées au loup et les dossiers encore en cours.
Une série d'attaques depuis le début de l'été
Plusieurs de ces attaques ont été rapportées par la presse ces derniers mois :
- juin 2026 : un troupeau attaqué dans le village de Grune ;
- 5-6 juillet 2026 : à la ferme du Bony, à Bande, douze brebis tuées et trois blessées ; les analyses ADN ont confirmé l'implication d'un loup ;
- 17 juillet 2026 : à Grune, un mouton tué et deux blessés dans une prairie en bordure de forêt ;
- mi-juillet 2026 : au verger communal de Grune, quatre moutons morts et trois blessés sur un troupeau de 31 ;
- 19 septembre 2026 : à Grune, trois brebis attaquées dans un jardin au centre du village ; les analyses sont en cours.
Le coordinateur du Réseau Loup, Alain Licoppe, a déclaré à la presse qu'un nombre d'attaques jamais connu en Wallonie est observé depuis la fin du mois de juin, principalement sur les communes de Nassogne et Tenneville. Deux meutes sont aujourd'hui installées en province de Luxembourg, l'une dans la forêt d'Anlier, l'autre dans le massif de Saint-Hubert. Selon le Réseau Loup, cette seconde meute pourrait être à l'origine de la plupart des attaques récentes.
La province de Luxembourg dans son ensemble
Pour l'ensemble de la province de Luxembourg, le fichier du Réseau Loup recense :
- 305 signalements d'attaques depuis 2016 ;
- 121 attaques attribuées au loup, dont 91 « loup certain » et 30 « loup non exclu » ;
- 362 animaux domestiques victimes de ces attaques, en très grande majorité des moutons ;
- 25 dossiers encore en cours d'investigation.
Le nombre d'attaques attribuées au loup dans la province a fortement augmenté ces dernières années : 10 en 2023, 23 en 2024, 31 en 2025 et déjà 43 en 2026, au 23 septembre.
À titre de comparaison, la province de Liège compte 169 attaques attribuées au loup sur la même période, et la province de Namur 32.
Le chien reste souvent en cause
Tous les signalements ne concernent pas le loup. Dans les provinces de Luxembourg, Liège et Namur réunies, 149 signalements ont été attribués à des chiens par le Réseau Loup. Pour la seule province de Luxembourg, il y en a 54.
Et la Commune de Nassogne, que fait-elle ?
Face à ce bilan, la réaction publique de la Commune de Nassogne s'est limitée jusqu'ici à l'information et au signalement. Interrogé par la presse après l'attaque de Grune, le bourgmestre Marc Quirynen a expliqué que la commune avait publié sur son site les mesures à prendre. Il invite les habitants à signaler toute observation d'un loup, même sans attaque. Pour les éleveurs, la commune rappelle qu'une attaque suspectée doit être signalée au Réseau Loup au plus tard dans les 48 heures.
Dans les sources publiques consultées, aucune autre initiative de la Commune de Nassogne n'a pu être trouvée. C'est pourtant la commune la plus touchée de la province. Le bourgmestre a par ailleurs l'agriculture et la forêt dans ses attributions.
Tenneville a rencontré le Réseau Loup
La commune voisine de Tenneville, moins touchée selon les chiffres du Réseau Loup, a adopté une autre attitude.
Le 11 septembre, son bourgmestre Nicolas Charlier a publié un communiqué du Collège communal sur sa page Facebook. Il y annonçait plusieurs démarches :
- le Collège a demandé une réunion avec le DNF et le Réseau Loup, afin d'obtenir des réponses et d'assurer une bonne communication auprès de la population ;
- une séance d'information pour la population était annoncée ;
- les interrogations et inquiétudes des habitants seraient transmises à la ministre de l'Agriculture, de la Forêt et de la Ruralité ;
- par précaution, les propriétaires d'animaux étaient invités à être particulièrement vigilants et à rentrer leurs bêtes la nuit quand c'est possible.
Le Collège y reconnaissait aussi disposer de peu de leviers. Il expliquait ne jamais être informé directement des attaques et n'avoir d'autorité directe ni sur la gestion du loup, ni sur les indemnisations.
Dans un second message, le bourgmestre a rendu compte de la réunion avec le Réseau Loup et le DNF, tenue la semaine précédente. Il qualifie la situation d'inédite et d'interpellante. Plus de quinze attaques ont été déclarées sur le territoire de Tenneville, et plus de quarante sur l'ensemble du massif de Saint-Hubert. Selon lui, les experts n'ont donné aucune indication sur l'évolution du phénomène dans les prochains mois.
Lors de cette réunion, il a été confirmé à la commune qu'elle ne dispose d'aucun moyen de décision en la matière : la gestion du loup et les indemnisations relèvent de la Région wallonne. Le Collège dit toutefois continuer à interpeller les instances concernées, pour que le caractère inédit de la situation soit reconnu et que des mesures spécifiques soient prises. Une réunion d'information pour la population et les éleveurs a été demandée ; la commune attend la réponse des autorités régionales pour en fixer la date.
D'autres communes aussi
Tenneville n'est pas un cas isolé :
- Léglise : après l'attaque de Louftémont, le bourgmestre Simon Huberty a signé un arrêté de police. Celui-ci interdit, du 7 juillet au 31 août, toute activité collective organisée dans les bois et forêts de la commune entre 20 heures et 6 heures. La commune avait aussi invité la ministre Anne-Catherine Dalcq.
- Saint-Hubert : face à la présence d'une meute, le bourgmestre a annoncé qu'il allait interpeller la ministre.
La commune la plus touchée de la province n'a, à ce jour, fait connaître aucune démarche comparable. La question mérite donc d'être posée : au-delà de l'appel au signalement, la Commune de Nassogne compte-t-elle demander, elle aussi, une rencontre avec le Réseau Loup, une séance d'information pour ses habitants ou des mesures spécifiques à la Région ?
Et pour l'être humain ?
La multiplication des attaques près des maisons, comme dans un jardin au centre de Grune, nourrit l'inquiétude. Selon les spécialistes, le risque pour l'homme reste pourtant extrêmement faible, car le loup craint naturellement l'être humain, même si le risque zéro n'existe pas. En Europe, seuls 13 incidents ont été recensés entre 2002 et 2020, et aucun n'a été mortel.
Quelques cas récents existent néanmoins à l'étranger :
- Allemagne : une femme a été mordue en mars dernier. C'est le premier incident de ce type depuis près de 30 ans, pour une population d'environ 1 600 loups.
- Italie : deux attaques ont été recensées cet été.
- Pays-Bas : un loup au comportement anormal a mordu l'an dernier une joggeuse, puis un enfant. Selon la presse, en Belgique, un tel animal aurait été abattu beaucoup plus rapidement.
Pour le coordinateur du Réseau Loup, Alain Licoppe, un loup qui pénétrerait dans une exploitation poserait un problème qu'il faudrait régler de manière radicale. Il faudrait d'abord l'effaroucher, puis l'abattre si cela ne suffit pas.
Tous les élus ne partagent pas le même degré de sérénité. À Léglise, le bourgmestre justifie son arrêté par le fait qu'aucun spécialiste ne peut lui garantir un risque nul. À Saint-Hubert, le bourgmestre juge le risque limité face à un loup isolé, mais s'interroge sur ce qui se passerait si une personne se retrouvait face à plusieurs loups. À Tenneville, le Collège communal rappelle que le loup ne représente pas naturellement un danger pour l'homme, mais qu'il ne faut en aucun cas chercher à provoquer un contact avec l'animal.
Comment ces chiffres ont été établis
Les attaques « attribuées au loup » regroupent les deux diagnostics retenus par le Réseau Loup lui-même dans ses statistiques : « loup certain » et « loup non exclu ». Les victimes comprennent les animaux domestiques tués et blessés lors de ces attaques. Les dossiers « en cours » ne sont pas comptés comme attaques de loup, puisque leur conclusion n'est pas encore connue. Le bilan de 2026 pourrait donc encore s'alourdir.
Tableau : province de Luxembourg, par commune
La colonne « 2026* » compte les attaques de loup de 2026 plus les dossiers en cours. Source : Réseau Loup (SPW ARNE), fichier CSV « Observations du loup en Wallonie – tableau des attaques », données du 24/08/2016 au 23/09/2026.
La colonne « 2026* » compte les attaques de loup de 2026 plus les dossiers en cours.
Source : Réseau Loup (SPW ARNE), fichier CSV « Observations du loup en Wallonie – tableau des attaques », données du 24/08/2016 au 23/09/2026.
| Commune | Signa- lements |
Loup certain |
Loup non exclu |
En cours |
Vic- times |
2026* |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Nassogne | 31 | 21 | 1 | 6 | 127 | 20 |
| Saint-Hubert | 19 | 12 | 1 | 2 | 40 | 5 |
| Tenneville | 23 | 8 | 1 | 6 | 26 | 14 |
| La Roche-en-Ardenne | 17 | 4 | 3 | 1 | 15 | 3 |
| Sainte-Ode | 11 | 5 | 2 | 0 | 19 | 2 |
| Florenville | 10 | 2 | 5 | 0 | 7 | 0 |
| Etalle | 7 | 2 | 4 | 0 | 13 | 0 |
| Houffalize | 21 | 3 | 1 | 2 | 7 | 5 |
| Vaux-sur-Sûre | 15 | 2 | 2 | 0 | 7 | 0 |
| Léglise | 10 | 3 | 1 | 1 | 25 | 3 |
| Libramont-Chevigny | 8 | 3 | 1 | 0 | 7 | 1 |
| Wellin | 7 | 4 | 0 | 0 | 5 | 0 |
| Manhay | 11 | 3 | 0 | 0 | 3 | 1 |
| Bastogne | 10 | 2 | 1 | 0 | 11 | 1 |
| Vielsalm | 12 | 1 | 1 | 1 | 9 | 2 |
| Bertogne | 8 | 1 | 1 | 0 | 3 | 1 |
| Gouvy | 8 | 1 | 1 | 0 | 2 | 1 |
| Habay | 6 | 1 | 1 | 0 | 2 | 0 |
| Libin | 3 | 2 | 0 | 0 | 4 | 0 |
| Rendeux | 6 | 1 | 0 | 2 | 5 | 2 |
| Marche-en-Famenne | 9 | 1 | 0 | 2 | 2 | 3 |
| Tellin | 2 | 1 | 0 | 1 | 5 | 1 |
| Neufchâteau | 2 | 1 | 0 | 1 | 3 | 1 |
Une seule attaque de loup a en outre été recensée à Bertrix, Bouillon, Chiny, Fauvillers, Herbeumont, Hotton, Messancy, Saint-Léger, Martelange et Rouvroy.
Une seule attaque de loup a en outre été recensée à Bertrix, Bouillon, Chiny, Fauvillers, Herbeumont, Hotton, Messancy, Saint-Léger, Martelange et Rouvroy.
Sur le même sujet dans le Blog de Nassogne
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Sources
Données officielles
- Réseau Loup (SPW ARNE), fichier CSV « Biodiversité – Observations du loup en Wallonie – tableau des attaques », sur le portail ODWB : consulter et télécharger les données (données du 24 août 2016 au 23 septembre 2026)
- La biodiversité en Wallonie, Réseau Loup : Bilan des signalements d'attaques sur les proies domestiques
- UVCW, fiche communale de Nassogne : attributions du bourgmestre
Presse
- La Libre (Belga) : Les attaques attribuées à des loups se multiplient en province de Luxembourg (23 septembre 2026)
- L'Avenir : Les brebis de Brigitte à Grune ont été égorgées (23 septembre 2026)
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- TV Lux : Les attaques de Bande et Louftémont sont bien imputables à des loups (17 juillet 2026)
- L'Avenir : Loup en Wallonie : une Commune interdit l'accès aux forêts (7 juillet 2026)
Communications communales
- Nicolas Charlier, bourgmestre de Tenneville, page Facebook : communiqué du Collège communal sur la présence du loup (11 septembre 2026)
- Nicolas Charlier, bourgmestre de Tenneville, page Facebook : point de situation après la réunion avec le Réseau Loup et le DNF (septembre 2026)

Commentaires
Donc, en fait, d’après le Blog de Nassogne, il faut toujours communiquer même si c’est pour faire du vent: « écrire à la ministre », « rencontrer le réseau loup », « déplorer », « transmettre les inquiétudes », « inviter à être prudent »,etc.
Qu’est ce que ces communes « modèles » - Nassogne ne fait jamais rien comme il faut - ont-elles concrètement réalisé sur le terrain: placer des pièges? Placer des clôtures? Indemniser? Quoi?
Bonjour Monsieur Peremans, Vincent
Merci pour votre commentaire, qui appelle quelques précisions.
L'article ne qualifie aucune commune de « modèle » et n'affirme pas que « Nassogne ne fait jamais rien comme il faut » : ces mots sont les vôtres.
Il rappelle au contraire, en citant le bourgmestre de Tenneville, que les communes n'ont pas de pouvoir de décision sur la gestion du loup ni sur les indemnisations. Ce n'est donc pas aux communes de placer des clôtures ou d'indemniser.
Cela n'empêche pas d'agir dans les limites des compétences communales. Léglise a pris un arrêté de police. Tenneville a obtenu une rencontre avec le Réseau Loup et le DNF et a demandé une réunion d'information pour ses habitants et ses éleveurs. Pour des citoyens qui retrouvent des brebis égorgées dans leur jardin au centre de Grune, être informés n'est pas « du vent ».
Votre commentaire critique ce que font les autres communes, mais ne dit pas ce que fait ou envisage la Commune de Nassogne. C'est la seule question posée par l'article. Si le Collège souhaite y répondre, sa réponse sera publiée intégralement sur le blog.
Bien à vous,
Alain Evrard
Votre réponse n'est pas humaine
Monsieur Peremans,
Votre appréciation n'engage que vous.
Je relève cependant un point qui mérite l'attention des lecteurs. Selon l'article de La Meuse consacré aux attaques de loups à Tenneville, le bourgmestre Nicolas Charlier a rencontré le Réseau Loup et le DNF avec son homologue de Nassogne, Marc Quirynen.
Dans votre premier commentaire, vous qualifiiez pourtant de « vent » le fait de « rencontrer le Réseau Loup », d'« écrire à la ministre » ou de « transmettre les inquiétudes ». Or c'est précisément ce que votre bourgmestre a fait.
De deux choses l'une. Soit, en tant que premier échevin, vous saviez que Marc Quirynen était associé à cette démarche, et votre commentaire tourne en dérision l'action de votre propre bourgmestre. Soit vous l'ignoriez, et il faut en conclure que l'information circule bien mal au sein du Collège communal de Nassogne.
Dans les deux cas, les habitants de Grune, de Bande et des autres villages concernés auraient tout intérêt à être informés directement par leur Commune des démarches entreprises en leur nom. Ils ne devraient pas les découvrir dans la presse ou sur la page Facebook du bourgmestre d'une commune voisine.
Voir article suivant
j’essaie de m’exprimer, moins bien que vous, avec mes pauvres mots pas aussi intelligents que les vôtres, et surtout avec mes émotions. Mon premier post était un post de sentiment d’injustice et d’ingratitude et vous me répondez avec des réponses techniques, froides, correctes mais sans empathie à mon égard, et , en plus, en voulant “m’enfoncer” dans mes contradictions. Vive les contradictions: Tous les humains sont plein de contradictions, et c’est bien ainsi. les machines. Cela me boesse de ne plus parler avec un gars sympa qui aime l’Orval.
La pression de l’IA sur les personnes engagées en politique est énorme. Il faut toujours communiquer sur tout ce qu’on fait et toujours se justifier pour tout. Cela devient un enfer.
Salut Vincent,
Tu as raison sur un point, et je te le dis franchement : mes deux réponses étaient froides. Je les ai préparées avec l'aide de l'IA, comme une partie de mes articles, et ça se sentait. Je me suis laissé prendre au jeu de « qui a raison », et j'en ai oublié qu'en face, c'était toi. Désolé pour ça.
Je comprends aussi ton sentiment d'injustice. Vous vous démenez, Marc rencontre le Réseau Loup, et un blog vient écrire qu'on ne trouve aucune trace d'initiative de la Commune. Ça peut faire mal, je le conçois.
Mais c'est justement là que le bât blesse. Le problème de la Commune de Nassogne, ce n'est pas qu'elle ne fait rien. C'est qu'elle ne le dit pas. Les habitants de Grune ou de Mormont qui retrouvent un loup au milieu du village n'ont rien appris de leur Commune. Ils ont découvert les démarches de leur bourgmestre dans La Meuse, et par la page Facebook du bourgmestre de Tenneville. Si la Commune avait annoncé la réunion avec le Réseau Loup, mon article aurait été tout autre. Tout le monde y aurait gagné, vous les premiers.
Petit clin d'œil au passage : à une époque, vous m'envoyiez des infos à passer sur le blog, et la communication passait bien mieux. Mais bon, ça, c'est le passé.
Laisse-moi aussi t'expliquer ceci. Pendant longtemps, le citoyen était un peu démuni face à sa commune. Il ne connaissait pas bien les règles (même si on est tous censés connaître la loi), il n'avait pas accès aux chiffres, et il devait se contenter de ce qu'on voulait bien lui dire. Les élus avaient donc les coudées franches. Aujourd'hui, avec l'IA, n'importe qui peut éplucher un fichier de la Région, comprendre un règlement ou comparer ce qui se fait dans la commune d'à côté. Ce n'est pas contre toi, ni contre le Collège. C'est juste que le citoyen a maintenant les moyens de regarder de plus près. Je pense que c'est une bonne chose, même si je comprends que ça met une sacrée pression sur ceux qui s'engagent, comme toi. Et c'est une raison de plus pour communiquer : quand on explique ce qu'on fait, on n'a plus à se justifier après coup.
Et pour les contradictions, t'inquiète, j'en ai au moins autant que toi.
Le gars sympa qui aime l'Orval est toujours là. La prochaine, c'est moi qui la paie, et on en parle de vive voix plutôt qu'en commentaires sur un blog.
Fais sans IA, mais il m'a fallu le triple de temps au moins...
Alain